Sale soirée pour L’OL et Lille
Marc-Landers on 3 novembre 2011 with 0 CommentsDeux équipes en convalescence s’affrontaient mardi. Marseille se déplaçait chez des Gunners qui avaient déjà flingué Chelsea le week-end passé. Alors fusillade ou pas fusillade ? Loin de Nancy et d’un Tony Vairelles dans son 6m², les marseillais sont sortis indemnes, mieux ils ont dominé leur sujet à l’extérieur. Lyon a pris l’eau à domicile et Lille peine décidément dans ces joutes européennes.
Match nul encourageant pour l’OM
Une première période qui débute sur les chapeaux de roue avec un André Ayew qui met le feu à la défense londonienne. Il faut rappeler qu’Arsène Wenger avait choisi de titulariser des débutantes. André Santos et Mertesacker (oui il a de l’expérience mais on ne dirait pas) ont pas mal dansé face aux assauts rythmés par la musique olympienne. Loïc Remy s’est lui aussi illustré en faisant parler sa vitesse mais l’ex-niçois s’est aussi montré très maladroit et hésitant lorsqu’il avait l’occasion de frapper au but ou de se débarrasser d’une danseuse.
La seconde mi-temps a été bien plus équilibrée, la rentrée de Van Persie a pas mal aidé. Mais la plus grosse satisfaction reste le secteur défensif de l’OM. Tant décriée ces derniers temps pour ses interventions hésitantes, la charnière Nkoulou-Diawara a été monstrueuse… Rod Fanni a lui aussi fait un gros match en réalisant ce que l’on est en droit d’attendre d’un latéral : monter et offrir des centres dangereux. Un match nul encourageant pour l’OM. D’abord parce que ce résultat permet à Marseille d’envisager une sérieuse option sur la qualification en  huitième en battant l’Olympiakos, ensuite parce que les phocéens nous ont offert une prestation digne d’une équipe qui joue la C1. Beaucoup de mouvement, de bons enchainements et bien + de cohésion dans le jeu. L’OM est peut être guéri de la médiocrité proposée jusque-là en ligue 1.
Hugo Lloris seul au monde
Après s’être fait malmenés au match aller, on espérait une réaction Lyonnaise. Mais Lyon est passé du statut de bête noire à bête morte du Real-Madrid. Les madrilènes dans le rôle de nécrophiles ont dégusté le cadavre lyonnais. Une domination sans partage où les gones n’ont quasiment pas existé. Iker Casillas pouvait se tourner les pouces tranquillement dans sa cage… Rares ont été les fois où sa pause-café a été perturbée.
Le 1er but madrilène venait confirmer cette outrageuse domination. Un coup de fusil de Christiano « Milles-Abdos » aux abords de la surface donnait l’avantage aux hommes de José Mourinho. Imparable pour Hugo Lloris qui a dû comprendre cette soirée ce que vit Ochoa chaque rencontre de Ligue 1 … seul au monde.
Il faut dire que l’OL accusait l’absence d’un Michel Bastos, un élément plus indispensable que jamais pour espérer faire un résultat. La sortie prématurée de Lovren n’est pas vécue comme un coup dur vu le talent fantastique du joueur. Remplacé par Koné, on prend et on ne va pas s’en plaindre ! Lyon s’est  alors offert 2 ou 3 bonnes occaz’ notamment avec cette belle frappe tendue d’Ederson et cette tête de Jimmy Briand qui s’écrase sur la barre transversale…mais ce n’est pas suffisant pour faire trembler les madrilènes. Ronaldo se paye le penalty pour le doublé et la victoire. Plus de combativité en fin de match mais une classe d’écart sépare tout de même les deux équipes. Lyon jouera la seconde place.
4-4-2 avec les fantômes Sow et Jelen
Enfin le LOSC se déplaçait en terre milanaise avec l’espoir de faire douter encore un peu plus une équipe italienne en décomposition dans son Calcio. A l’inverse, les interistes étaient là pour se refaire et ils n’ont pas flanché.
Rudi Garcia avait opté pour un 4-4-2 avec Moussa Sow et Jelen en attaque. Autant dire que ces deux-là ont été tellement transparents que Rudi Garcia a préféré les remplacer très vite. C’est l’Inter qui démarre fort avec cette barre transversale dès la 2ème minute… signée Diego Milito qui prendra ensuite le soin de louper deux énormes occasions toutes faites… pas grave c’est toujours mieux que Pazzini… Avec cette maitrise du jeu, ce sont naturellement les italiens qui ouvrent la marque grâce à Samuel qui bouscule tout le monde pour mettre la tête.  Il s’appuie pas mal sur le dos de Rio Mavuba. Alors faute ou pas faute, on s’en fout c’est la règle du « pas vu, pas pris ».
Coté nordiste, comme bien souvent c’est Eden Hazard qui part au charbon, à l’image de sa superbe frappe des 50mètres qui passe un poil à côté. Le jeu est haché, on donne du cœur mais sans jamais inquiéter vraiment cette défense italienne. Justement, le second but arrive grâce à l’impérissable Javier Zanetti, 38 ans, qui prend le meilleur sur deux défenseurs pour servir Diego Milito. Le break est fait. Tuto de Melo, qui a été remplacé par un Moussa Sow à la rue, se charge de « débreaker » le score mais on n’en restera là .
L’espoir d’une qualif’ reste néanmoins permis pour les dogues mais ils n’ont plus leur destin entre les mains… enfin comme si tout le monde avait son destin entre ses mains…
Hatem AKA Marc-Landers



