Dans la famille ‘j’me complique la vie’, je demande l’OM
Marc-Landers on 23 novembre 2011 with 0 CommentsUne victoire qui valait 4 millions d’€ en cas de qualification en huitième. Une chose est sure, la compétition ne passera pas à la caisse ce soir. Ça pouvait permettre d’acheter un nouveau Diarra pour l’an prochain ou un nouveau Morel… mouais attention à ne pas prendre trop de risques quand même. Un match vu comme une formalité pour les passionnés et vu comme un piège pour les plus réalistes d’entre nous… Car l’OM nous a proposé un mix des plus belles médiocres prestations en championnat. « DJ laisse-moi kiffer la vibes avec l’OM ».
L’Olympiakos en mode Milan AC
Je ne sais pas pour vous, mais à la lecture de la composition de l’équipe phocéenne, j’ai grincé des dents avec cette curieuse impression que des imposteurs étaient titulaires.  C’était un peu le jeu de « Où est Charlie » avec dans le rôle du blond à Lunette, Traoré. Je comprends qu’il faille faire tourner  l’effectif mais ça ne jouait pas la Coupe de la Ligue non plus. Pire encore, Charles Kaboré remplace Azpi. Je ne suis vraiment pas fan du Burkinabé qui ne fait rien de bon depuis le départ de Gerets. A l’OM on s’est déjà fait virer pour moins que ça ! Pari risqué donc en ce qui concerne la titularisation de ces deux gus quand on va chercher la qualification directe en huitième.
Mais passons… la charnière Diawara-Nkoulou était là pour atténuer notre inquiétude. Devant, Deschamps puisait dans ses réserves de confiance pour en accorder encore un peu plus à Diarra. Pourquoi pas. Stéphane Mbia est sur le retour et il n’y a pas vraiment de solution alternative. Et puis devant, la présence des frères Ayew et de Loïc Remy aux avant-postes, laissait espérer pleins de Goals à l’arrivée. Une compo, aux allures offensives, qui n’aurait pas fait de mal à une mouche finalement… On a assisté à 90 minutes d’une très forte faiblesse dans tous les compartiments du jeu. Beaucoup de déchets, énormément, beaucoup trop pour une équipe qui jouait contre un petit club comme l’Olympiakos.
On aurait cru voir le Milan AC en face, ça jouait vite et presque juste, oui je dis bien « presque » car le gout de ces actions inachevés nous rappelle vite la couleur de l’Olympiakos… à l’image de cette frappe moisie de Kevin Mirallas… on aime le spectacle mais on n’est pas dupe non plus. Mais c’est surtout cette incroyable inertie des olympiens qui inquiète. Dociles et incapables de réagir à l’affront grec, il n’y avait qu’un seul combattant dans l’Arène et il s’appelait l’Olympiakos.
La faiblesse des grands soirs
D’ailleurs, il aura fallu attendre la 70ème minute pour apprécier la seule vraie occasion du match. Une tête plongeante d’Alou Diarra détournée par Megyeri. Et pendant ce temps-là  ? Eh bien on a frôlé l’humiliante défaite, le déshonneur, l’exil… Heureusement que Steve Mandanda était à la parade jusque-là …
Car à force de trop vouloir flirter avec la médiocrité, on risque le retour du bâton en pleine face. Et le pire arriva. 82ème minute, Fetfatzidis (pardonnez l’orthographe), servi par une pass exter’ lumineuse de Yeste, reprend le cuir d’une volée limpide pour tromper Steve Mandanda. Coup de massue sur la tête des olympiens. Il reste alors une dizaine de minutes à jouer pour se qualifier et on y croit tous ! Bon on est un peu sonné, mais on y croit… sauf que c’est un peu tard donc on y croit moins et puis l’arbitre siffle et là on n’y croit plus du tout. C’est simple, Marseille a fait un non-match, s’est moqué de son public, bref était complètement à la rue sur cette rencontre.
C’est bien beau de se réveiller dans les derniers instants mais il aurait fallu montrer autre chose depuis le début de la partie. Un match indigne des hommes de Didier Deschamps et une désillusion. Terrible mais tellement logique… les phocéens ne méritaient pas de se qualifier face à l’Olympiakos qui a joué comme un grand, avec de l’envie et de la combativité. Bref tout ce qui a manqué à Marseille pour revenir au moins avec 1 point salvateur.  Avec le mauvais résultat obtenu hier par l’OL, ajouté à celui-ci contre l’Olympiakos, le foot français n’est pas à la fête. Maintenant, il reste une chance à l’OM qui devra directement s’expliquer et régler ses comptes contre Dortmund pour la dernière et ultime journée.
En attendant, ce n’est pas le meilleur moyen de préparer le classico et les hommes d’Antoine Kombouaré, qui ne jouent pas la League Europa cette semaine, ont du bien se marrer devant leur télé.
Hatem AKA Marc-Landers



