PSG-Lille : Merci Sirigu…
Marc-Landers on 18 décembre 2011 with 2 CommentsLe grand Paris versus le champion en titre, c’était l’alléchante affiche de cette 18ème journée. Après avoir été les mauvais élèves lors des compétitions européennes, les deux équipes expulsées se devaient de montrer davantage d’ambition en championnat. C’était pas la grande classe, mais on aura assisté à une rencontre plutôt correct pour un dimanche pluvieux. Non en fait, c’était plutôt pourri.
Des individualités dans un groupe
Je le répète depuis le début de cette saison, Paris n’a pas de collectif, non le club est un groupe d’individualités où chacun joue pour sa gueule. Alors bien sûr, il y a bien ces quelques automatismes sans quoi le PSG ne serait pas 1er, mais dès que ça arrive dans les 20 derniers mètres, c’est le jeu de « qui sera le plus beau ». Entre Menez qui fait des rush incessants et qui ne lâche jamais son ballon même quand il y a 36 solutions qui s’offrent à lui et Pastore qui fait un mauvais choix sur deux, on n’est pas verni du côté de la capitale. Même si, il faut l’avouer, l’argentin s’est montré plus généreux qu’à l’accoutumée, capable de servir un caviar à Kevin Gameiro et de déposséder Eden Hazard du cuir. Mais « El Flaco » est loin d’afficher son meilleur niveau … en témoigne cette frappe totalement ratée là où il est habituellement apte à faire la différence (48ème). Bon à sa décharge, sa nouvelle coupe de cheveux horrible qui ne doit pas aider.
La première période s’annonce pourtant plutôt bien pour Paris à l’image d’un Sirigu, tellement à l’aise, qu’il se permet un sombrero de bonne famille, c’est culotté mais c’est dans l’esprit de la rencontre. La plus grosse occasion sera pour les parisiens. Un super appel de Kevin Gameiro mais son semi-exter’ est trop moche pour être vu par les filets. Ce sera d’ailleurs le seul tir du match pour Kevin… il faut dire que l’ex-merlu, malgré ses multiples appels, a toujours été laissé pour compte. Avarice de Menez, tricotage de fortune et autres mauvais choix de l’ex-romain qui a quand même réussi à oublier Jallet 3 fois de suite. J’ai eu sincèrement pitié pour les poumons de Christophe, il est latéral droit quand même…
Balmont le Bulldog
Coté nordiste, le dernier succès lillois en terre parisienne date de 1996 alors on ne va quand même pas se faire chier à changer le cours de l’histoire. On part pour un match nul c’est plus sûr, on possède mais on pas prend pas trop de risques non plus car c’est bientôt les fêtes et il faudra être en forme. Plus sérieusement, les dogues ont clairement la maitrise du jeu car le LOSC possède une chose que Paris n’a pas, le collectif. A part ça, il y a bien cette frappe de Ceara avant la pause mais personne n’a vraiment peur quand c’est lui qui tire… tant-mieux ça passe deux mètres à côté.
La seconde période va être un chouia plus intense que la première avec quelques occasions en plus, cette fois-ci en faveur du LOSC. Sur corner, la tête de Debuchy (60ème) et le missile de Gueye (77ème) obligent Salvatore à la parade. La frappe de Béria (80ème) épargne le portier parisien puisqu’elle passe de peu à côté. Les parisiens, eux, se contentent de contre-attaques éclairs mais sans jamais prendre la bonne décision. Des contres qui auraient pu faire très mal sans l’exécrable individualisme de certains éléments qui composent l’effectif. On aura ensuite droit à une fin de match quelque peu décousue avec l’envie partagée d’aller chercher la victoire d’une part, tout en voulant conserver ce point du nul de l’autre. Lille a bien failli avoir le fin mot de l’histoire avec cet enroulé de Jelen mais le cuir trouve le poing de l’intraitable Sirigu. Homme du match très certainement coté parisien et Balmont côté Nord qui a couru bien plus que Haile Gebreselassie en période de Jeux Olympiques. A 32 piges, soit il a été formé au Calcio, soit il se pique les mollets.
Le score en restera là . 2 points séparaient les deux équipes avant le début de la rencontre et ce sera aussi le cas au coup de sifflet final. Un match nul entre amis pour se quitter en bon terme avant les fêtes ou parce qu’on a été incapable de marquer tout simplement. Si le ballon n’est pas rentré ce soir, c’est surtout parce que les Parisiens ont été incapables d’exploiter correctement leurs contres et qu’on a eu droit à un grand Sirigu qui s’est déployé pour repousser le danger à chaque fois. Il ne parle pas encore très bien français mais il comprend très bien la langue de notre championnat et lit parfaitement la trajectoire du ballon.
A mardi pour le match de Nancy face à l’OM qui est décidément très touché par le syndrome Dortmund.
Hatem AKA Marc-LandersÂ




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