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Dr Fuentes & Manita – Episode 30

Note de la Rédaction : Tedd vit dans un pays où il y a deux jours de retard, ne faites pas attention aux anachronismes dans ce papier.

Précédemment au pays du jus d’orange survitaminé…

Á quelques jours de recevoir le Borussia Dortmund à la Rosaleda pour le quart de finale de Ligue des Champions, Malaga sort un match de bonhomme et s’impose 1-3 à Vallecas et se replace dans la lutte à la quatrième place après une période en dent de scie. Le FC Barcelone se fait accrocher à Vigo, 2-2, avant d’aller jouer au Parc des Princes et le Réal Madrid sort d’un guet-apens sans trop de dégâts (1-1) contre Saragosse à quelques heures d’affronter les bouillants Turcs de Galatasaray…

 

Le match qu’il fallait regarder, avec un streaming de merde…

… ou même avec ton pote bourré. 

 

Real Sociedad 4-2 Malaga

Vela 21′, De La Bella 24′, Griezmann 30′, Morales 43′, Santa Cruz 70′

Réal Sociedad :

Un candidat de Splash l’aurait vu venir sans même se mouiller la nuque, ce duel entre le 4e et le 5e faisait office de match of ze day. Quatrième, la Real Sociedad de Philippe Montanier est la véritable attraction de la saison. Invaincus depuis onze journées, Los Donostiarras enchaînent les victoires avec style, élégance, propreté et imposent un régime tactique épié et admiré, parfois jalousé. Légèrement sonné la semaine dernière par une Espanyol aussi motivée qu’un derby de Catalogne, les Basques n’ont pu faire qu’un 2-2. Et pour reprendre sa marche en avant, quoi de mieux que prendre trois points à l’équipe qui la talonne à la cinquième place, à un seul petit point d’écart ? En plus du soutien du public, Montanier pourra compter sur une équipe Andalouse essoufflée d’un match haut en intensité quelques jours avant en Ligue des Champions face au Borussia Dortmund et d’un turn-over imposé par Manuel Pellegrini. Willy Caballero, Julio Baptista, Isco, Duda, Jérémy Toulalan et Jésus Gamez démarraient ainsi le match depuis le banc de touche.

Pourtant Malaga a des allures de meuf terriblement bonasse en début de match mais comme une fin de soirée arrosée, ton esprit te rappelle à l’ordre, il est Mexicain et s’appelle Carlos Vela. Aussi sec, à la 21e minute Vela s’en va mettre à l’amende Kameni. Ta fin de soirée au Bazar est plutôt vache, c’est le genre de soir où tu finis par quicher comme un porc, le cul sur le trottoir alors que tous le monde se fout de ta gueule. La Sociedad ils sont comme ça, eux. Ils ricanent de toi, et te le montre. Il est 16h30 et Malaga ne voit plus la lumière du jour. Trois minutes après l’ouverture du score de Carlos Vela, sur une mauvaise relance De La Bella place une énorme mine fuyante, à ras-de-terre, imparable pour Kameni. 2-0, faut pas déconner, c’est déjà plié et emballé. Sauf qu’après-tout, ben c’est pas suffisant, et Antoine Griezmann y va de son but. 3-0, une supériorité dans le jeu incontestable, Malaga n’a plus qu’à espérer que l’arbitre siffle la fin du match. Malgré tout, les Andalous n’abdiqueront jamais et continuent d’attaquer. Ils seront récompensés à deux minutes du terme de la première période par ce petit diablotin de Pedro Morales.

La Real Sociedad nous a gratifié d’une première période assez incroyable et les joueurs de Montanier ont su gérer les temps forts et les temps faible avec brio. La reprise reprend tambours battant, les locaux imposants la même intensité et à la 51e minute, l’excellent Iñigo Martinez inscrit un quatrième but et enterre définitivement Malaga. Le reste de la partie sera sur un rythme un peu plus reposé, la Réal s’occupant juste de gérer cette partie. De manière anecdotique, Roque Santa Cruz ramènera Malaga à 4-2 à la 70e minute mais rien n’y changera, la Sociedad fût beaucoup trop forte pour un Malaga combattant mais essoufflé d’un tel rythme.

Malaga nous aura fait rêver deux fois en l’espace d’une semaine: la première dans une première mi-temps extraordinaire face aux Allemands de Dortmund et ce week-end pour une première mi-temps également incroyable à Anoeta.

 

Le match qu’il fallait rater, quitte à aller chez les beaux-parents ou même écouter la journée shopping de ta gonzesse…

Getafe 0-0 Atletico Madrid 

Un mini derby de banlieue Madrilène, aucun but, niet, nada, wallou, keutchi et des cartons rouge qu’à partir de la 70e minutes…. De qui se moque t-on? Continuons à boycotter ces matchs scandaleux. Que pourrait-on écrire de plus si ce n’est que le Patético a encore une fois loupé une occaz’ de coller au cul des Merengue pour la 2nd place… LOSER. Cabron de la punyeta, sans pitié et sans jejeje.

 

L’homme à marier de la semaine. 

Plus de 400 jours d’inactivité, des problèmes de foie, de reins, de tumeurs, de jambes de Somalien… Eric Abidal revient de Koh-Lanta.

 

Le malaise de la semaine. 

Iker Casillas est de retour, paraît-il. Le retour de la légende éclipsé par le quotidien d’un football qui visiblement l’a vite remplacé. Les qualité de Diego Lopez n’ont à jalouser de personne, ou presque. Seulement on parle de San Iker. Imaginez juste un instant: vous êtes le meilleur gardien au monde, votre place dans votre équipe et votre sélection est incontestable depuis plus de dix ans, vous n’avez pas encore à avoir peur d’une fin de carrière sous peu et puis un jour une blessure, une toute petite blessure… où comment le Real Madrid a si bien mais si mal remplacé son capitaine.

Qui va t-elle embrasser devant les médias du pays maintenant, Sara Carbonero ? Victor Valdes ? Et Gigi Buffon, les gars ? Il va s’ennuyer, lui…

 

Le but de la semaine. 

 

La performance de la semaine. 

C’est un duo cette semaine, Alexis Sanchez – Cesc Fàbregas. Á l’occasion d’un match sans pression face à Majorque, juste avant de recevoir le PSG, Tito souhaitait voir ce que pouvait donner son rendement offensif sans Messi. Fàbregas tenait donc sa place en tant que faux 9 et Alexis gravitait autour. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont saisi parfaitement la perche et fait le plein de confiance. 3 buts pour Cesc, 2 pour Alexis. 2 passes décisives pour chacun. Sympa pour Paris, ça.

 

Les chiffres de la semaine.

– Avec 17 buts, Alvaro Negredo est le meilleur buteur Espagnol cette saison en Liga.

– Ce week-end, Soldado a raté un pénalty. La dernière fois c’était en 2009 avec Getafe, face au Bétis.

– Thibaut Courtois a gardé huit fois ses cages inviolées en 2013, plus que n’importe quel gardien des cinq championnats majeurs. Il va probablement suppléer Victor Valdes au Zamora.

– Le dernier match d’Eric Abidal sous les couleurs du FC Barcelone c’était en février 2012, contre l’Atlético Madrid.

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Tedd

Adepte du football Espagnol et de ses clichés, je justifie mon statut comme Marion Aydalot ou Pierre Menes. Anciennement FootEspagnol, ProgrammeFootball et service sécurité salle de 3e âge aux concerts de Magalie Vaé. En couple avec Laure Boulleau.