Ligue des Champions

Retour en Eurostar pour Chelsea

Ne me parlez plus jamais de Mourinho, Laurent Blanc est le Spécial Un ce soir. Remporter un match face à un entraineur qui n’a jamais perdu un quart de finale aller en C1 et avec Jallet comme titulaire relève tout simplement de l’exploit. Le Français a été préféré à Van der Wiel blessé qui se soigne avec du shit maison. Le sens aiguisé de la tactique subie et non souhaitée.

Les clubs anglais ne réussissent pas à Paris. Le bilan est maigre : 1 seule victoire pour 3 nuls et 3 défaites. La plus lourde défaite du PSG en C1 c’était justement face à Chelsea en 2004, 3-0 grâce à un doublé de Drogba, l’homme reviendra un jour à l’OM siroter un Pastis sur une terrasse du Vieux Port. L’histoire d’amour avec les clubs de la Perfide Albion s’est souvent mal terminée pour le club de la capitale. Mais cette époque là est révolue, les investisseurs roumains ont quitté la maison et les bédouins partagent généreusement le trésor de leur caravane.

On savait le PSG capable de disposer de cette équipe Londonienne. Ce que l’on ignorait c’est comment ?

Pastore ou la Fécondation In Vitro

Paris s’est imposé avec la manière. Une ouverture du score survenue très tôt dans la partie par El Pocho. Sur un ballon mal dégagée de la défense des Blues, Lavezzi allume le casque de Petr Cech, complètement sonné. Derrière, Chelsea va égaliser sur penalty. Une faute de Thiago Silva, tellement rare qu’on lui pardonne son masque de la Renaissance de très mauvais gout.

Mais ces parisiens ont des couilles, sont agressifs et vont pousser les hommes de José jusqu’à la faute. Un splendide but de David Luiz, à la limite du hors-jeu et qui jaillit pour ajuster Petr Cech. MA-GNI-FI-QUE. 1 tir cadré, 1 but, David Luiz est un attaquant complet. Sans aucun doute l’homme du match. ROAD TO BRAZIL.

Derrière, Paris va maitriser la rencontre, parfois même enflammer la partie à l’image de ce Lucas Moura qui sait parfaite conjuguer le verbe violer à tous les temps. Présent, futur et passé simple. Marco Verratti, auteur de belles boulettes en 1ère période va reprendre le jeu en main. Matuidi, toujours handicapé par ses 2 pieds gauches, a réalisé une prestation monstrueuse avec des récupérations incroyables. Je ne vous parlerai pas de Motta mais il a du faire remuer votre pantalon. Bref un entre-jeu solide, une charnière Alex-Silva impériale et des ailiers qui ont fait le job. Jallet avait l’air de tout sauf d’un malade en phase terminale. Offensivement dangereux, défensivement précieux, la personnalité leucémique préférée des Français n’était pas loin de la naturalisation brésilienne.

Paris n’en restera pas là et va même s’offrir un finish de toute beauté. Un finish-him façon Mortal Kombat avec dans le rôle du bourreau Javier Pastore. C’est toute la défense de Chelsea qui monter sur l’estrade de la pendaison. But d’anthologie de Javier. Le Parc chavire. Viol BIGGER.

Fécondation IN VITRO

Et après ?

A noter le très gros match de Lavezzi. El Pocho a réellement franchi un palier depuis que son oncle s’est fait buter dans une ruelle. Un mal pour un bien. On ne peut que souhaiter l’assassinat de la mère de Pastore dans ces conditions.

Le PSG a pris une sérieuse option pour les demies. Mais il faudra se méfier et gérer cet avantage à Stamford Bridge. Vraisemblablement sans Ibrahimovic (blessé) mais avec le talent de cette équipe, ça devrait passer. « Inchallah ! » s’exclame Nasser dans la zone mixte. Cette avance ne doit pas nous faire oublier cependant que le système mis en place par Mourinho a été, sans parler du score, efficace avec un Ibra et un Cavani complètement cadenassés. Que le tir d’Hazard aurait pu changer ce match si il n’avait pas rencontré ce poteau. Que le pressing exercé dans l’entre jeu a été constant au point de voir Motta-Matuidi se faire bouger à plusieurs reprises. Bref, que ça s’est joué à peu de choses finalement et que ça pourrait bien être dans l’autre sens lors du match retour.

Quand Mou parle de chance sur le but de Lavezzi, il évoque surtout le fait que Paris a su saisir pleinement les opportunités qui se sont présentés. Un but sur un ballon mal dégagé, un CSC sur un coup de pied arrêté et un dernier sur un festival d’El Flaco. Tous ces buts étaient finalement évitables pour Chelsea, on verra au retour si les Londoniens ont retenu la leçon. En attendant, c’est un retour en Eurostar pour Chelsea.

BONUS VINE

que j’eusse violé
que tu eusses violé
qu’il eût violé
que nous eussions violé
que vous eussiez violé
qu’ils eussent violé

 

le PSG vient de rentabiliser le transfert de Pastore pour au moins 4 générations

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Mr Minutes

Retraité et ex-taulard de la J-League, je trinque à ma liberté conditionnelle chaque jour. Surnommé "le Tigre" par National Géografic et par mes pairs, j'emmerde tout ceux qui ne sont pas d'accord avec moi même quand ils sont d'accord.
C'est dire, mon sens du discernement et ma capacité à raisonner dans l'inconnu.

Grosse expérience en journalisme, j'ai été Rédac Chef de l'Equipe, de France Football, et Mickey Magazine (rubrique sport).

Grosse légitimité pour parler foot avec ton beau-père.