Ligue des Champions

La nuit sous les étoiles

Je n’en reviens pas. Situation inespérée. Le fil de ce match fut autant rocambolesque que la présence de Dominique Strauss-Kahn dans une assemblée générale des FEMEN. Chelsea, anti-héros de cette soirée de 1/8ème de finale de Ligue des Champions, affichait un visage qui révélait nettement une arrogance incroyable. Le guide suprême des blues, José Mourinho, pouvait enfin laisser libre court à son jeu théâtral qui convenait parfaitement à une audition de la Comédie Française.

Loin des tréteaux des matchs de Ligue 1, on a assisté à un vrai match européen, le niveau était de bout en bout bluffant. Qui pouvait reprocher aux parisiens de ne pas être saisis par une émotion palpable ? Qui ne pouvait pas voir que le peuple de Paris, debout et uni (ce qui est rare), était derrière son équipe, corps et âme ? Il fallait que Paris se qualifie, c’était une nécessité, une exigence morale.

Il fallait que Paris gagne, ne serait-ce que pour le comportement despotique d’un Mourinho sûr de son fait. Bondissant à chaque fois que son équipe peinait à trouver un rythme stable, la sérénité affichée de Laurent Blanc faisait contraste. C’est comme si on plaçait Nicolas Sarkozy à côté de Jean-Luc Godard. Nous étions tous unis, et l’auteur de ces lignes n’était pas en reste (Hello, ça va au fait ? Moi oui, un début de grippe mais je me soigne merci). Nous étions tous unis car nous avons vu la résignation de Zlatan Ibrahimovic, son air solitaire et désolé après un carton rouge sur une faute qu’il ne voulait pas (qu’il ne devait pas) commettre. Nous étions tous unis contre un arbitre qui a cumulé les décisions très contestables (un penalty sur une main inexistante de Thiago Silva, je maintiens. Ou encore sur sa décision de garder Diego Costa sur le terrain après une faute scandaleuse sur Thiago Silva, après un coup de tête sur David Luiz). Nous étions tous unis contre Diego Costa qui voulait supprimer des parisiens coûte que coûte, quitte à simuler magistralement mal (la Comédie Française approuve parfaitement cette phrase).

Voilà, j’ai fait un peu long. Je tiens (c’est pour moi cette fois-ci) à souligner mon plaisir de faire mon grand retour dans les colonnes de 90minutes, fidèlement et régulièrement. Liberté de ton, chronique personnelle : laisser libre court à son esprit dans un site web parodique suscite en moi la plus vive émotion. Merci, donc, et à bientôt. #JeSuis90Minutes

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Socrates

Trop mélancolique pour faire rire, j'oscille entre lyrisme et sarcasme. Autoproclamé "Javier Pastore littéraire", je suis l'idole des vieux. Le RC Lens en Ligue des champions suscite encore chez moi une certaine nostalgie. Je trouve un peu de réconfort, maintenant, dans les luttes européennes de mes chers parisiens.