Chroniques

Une douce odeur de reprise

L’été est ce perpétuel moment de grâce loué par Nathalie Kosciusko-Morizet à qui j’aimerais susurrer à l’oreille

Que ses yeux sont deux merveilles.

Je me rappelle qu’à cette même période, l’année dernière, ma mélancolie se noyait dans des imaginaires brésiliens. Il faudrait patienter encore 4 longues années pour voir le football vibrer aux langoureux mois de juillet et août, 4 longues années avant de le voir se promener sur le terrain de nos passions comme une jolie fille en bikini sur les plages dorés de Copacabana. Mon texte est coloré comme le maillot jaune de Pelé.

Je sens mon inspiration reprendre, renaître, ressusciter tel ce Phoenix du football européen dont nous attendons ardemment l’illumination de ses mille feux. Alors, nous regarderons, avec nos grands yeux des enfants que nous sommes restés, Zlatan Ibrahimovic marquer d’un subtil retourné acrobatique et forcément splendide. Nous verrons le stade Vélodrome se lever comme un seul homme, Clément Turpin se faire insulter, Jean-Michel Aulas (vainement) se pavaner comme le sale gosse mal éduqué qu’il est. Nous rêverons des femmes de footballeurs qui se promèneraient à nos bras de smicards pour acheter un kebab sauce algérienne harissa.

Le football, oui je le dis mes petits chéris (désagréable impression d’être Cyril Hanouna, j’envisage de supprimer cette phrase mais finalement je la laisse car j’ai une grosse flemme de la changer) reprend ses DROITS ! Préparons nos week-end d’indignations, nos mardi et mercredi soirs avec de grands champions plutôt qu’avec nos femmes (à quoi servent, d’ailleurs, les femmes, sinon à emmerder nos footballistiques concentrations ?) !

Le football revient, plus fort et plus beau que jamais, et nos émotions, joie et colère en bonne place, feront équipe avec les étoiles pour donner des soirs de rêve.

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Socrates

Trop mélancolique pour faire rire, j'oscille entre lyrisme et sarcasme. Autoproclamé "Javier Pastore littéraire", je suis l'idole des vieux. Le RC Lens en Ligue des champions suscite encore chez moi une certaine nostalgie. Je trouve un peu de réconfort, maintenant, dans les luttes européennes de mes chers parisiens.