Chroniques

Entretien EXCLUSIF avec le crachat de Karim Benzema

Après l’affaire Zahia, après ses soit-disant propos sur l’Algérie « son pays », après la sex-tape de Mathieu Valbuena, après le bug de l’an 2000, après la diffusion du virus du SIDA et après la dispersion des 7 boules de Cristal et la destruction de Namek, Karim Benzema est à nouveau dans l’œil du cyclone.

On lui reproche maintenant d’avoir craché à la fin de La Marseillaise jouée en préambule du classico Real Madrid-FC Barcelone, en hommage aux victimes françaises de Daech.

Selon certains, Benzema aurait, de plus, fait preuve d’une attitude inadaptée pendant l’hymne, l’œil hagard et la mine renfrognée. Alors que deux heures plus tard, les gentils Evra et Pogba de la Juventus ont, eux, chanté La Marseillaise a pleins poumons et ostensiblement exprimé leur émotion avant leur rencontre face à Milan.

Les preuves semblent accablantes pour le juge Twitter et le procureur Facebook. Ils rendent un jugement sans appel : Karim Benzema doit être exclu de l’équipe de France. Et si cela ne suffit pas, alors, retirons-lui la nationalité française ! Et peu importe si, dans les jours qui ont suivi les attentats de Paris, Benzema a exprimé ses « pensées aux victimes et à leur victimes » sur son compte Instagram.

Pourtant Benzema ne s’est pas exprimé depuis samedi. Beaucoup interprètent son geste, mais qu’en est-il en réalité ? Pour vous aider à comprendre, 90Minutes a enquêté. Et, à force d’abnégation et grâce à notre professionnalisme à toute épreuve, nous avons retrouvé le miasme de Karim Benzema sur la pelouse de Santiago Bernabeu. Entretien avec Gilbert Molard.

« Ne faîtes pas l’amalgame »

Alors cette soirée, on crache pas dessus j’imagine ? MDR 

[ses yeux pétillent, ndlr] Samedi, c’était un grand jour pour moi. Le classio Real-Barça est toujours un événement. Alors quand j’ai appris que j’étais sélectionné dans la liste des crachats de Karim pour cette rencontre, j’ai ressenti une très vive émotion. Quand on a décidé d’embrasser une carrière de molard de sportif de haut niveau comme moi, cela constitue la fin ultime. La concrétisation d’années d’effort. Le Saint-Graal, en quelque sorte.

Bon, je dois reconnaître que cet honneur m’a aussi valu pas mal de jalousie. Ils sont nombreux le petits postillons insignifiants et les glaires polluées à envier ma sélection. Je les comprends d’autant plus que j’ai beaucoup d’amis qui ont fini, peu ou prou, comme eux, crachés sur le bitume d’une rue quelconque ou lâchement abandonnés dans les fibres d’un mouchoir jetable. Une fin terrible. Quel gâchis.

D’autres, enrôlés par les guerriers buccaux de l’obscurantisme, ont été réduits à un rôle de chair à canon. Ils n’ont servi qu’à exprimer la haine de leurs auteurs, finissant leur piteuse existence sur des visages ou des objets honnis. Relégués au plus bas niveau de la condition miasmatique, ils n’ont rien à voir avec nous, nobles crachats, expressions physiologiques d’un effort physique.

Ces molards hostiles malveillants ne parlent pas en mon nom. Vous, qui lisez mon témoignage, s’il vous plaît, ne faites pas l’amalgame ! #SpitForParis

Un parcours qui fait saliver LOL. Vous pouvez-nous en dire + ?

Pour vous aider, il convient de rappeler quelques principes généraux expliquant pourquoi les sportifs crachent. Pendant un effort physique, le rythme cardiaque s’accélère. C’est également le cas avant certains matchs quand la pression et le stress sont importants. Une modification qui porte le doux nom de « sympathique » et qui a pour conséquence, entre autres, de modifier la composition de la salive. La concentration en eau de celle-ci diminue et la rend plus collante. Ce qui, forcément, gène les sportifs et explique leur besoin de nous expulser, nous crachats.

Par ailleurs, la hausse du débit respiratoire lors d’un exercice physique de forte intensité stimule la muqueuse sur les bronches. Cela entraîne la production de mucus bronchique supplémentaire comme un mécanisme de défense naturel face aux bactéries, la poussière et d’autres éléments nocifs présents dans l’air et potentiellement respirés. Pour se débarrasser de la gène occasionnée par ce surplus de mucus, le crachat constitue un réflexe basique pour les sportifs.

Samedi, à Madrid, je n’étais donc que le simple témoignage physique de l’état de tension dans lequel se trouvait Karim Benzema avant un match de la plus haute importance. Rien à voir avec le prétendu mépris pour La Marseillaise et les victimes des attentats de Paris.

Ferme ta gueule, on s’en blc de ta vie, on veut des infos croustillantes nous.

PTDR désolé je vous ai confondu avec ces grands morts de journalistes qui vous respectent plus que votre mère. C’est Karim il m’a dit « fais gaffe avec la presse, récite wikipédia, vouvoie-les comme si c’était des ministres » mais vous c’est pas pareil vous êtes venu avec un gros pilon, votre pote Rachid Tallaron il roule en pick-up. Franchement #Respect

Bref vous voulez savoir quoi la mif (la famille en langage prolétaire, ndlr) ? Dépêchez-vous je vais bientôt disparaître.

Je sais pas, une anecdote à retenir en particulier sur Karim ?

Tout n’était pas toujours rose. Avec les couscous qu’il s’enfile et les chichas qu’il a l’habitude de fumer, j’ai souvent dû prendre sur moi.

Alors une anecdote non, mais le portrait d’un homme oui. Contrairement aux apparences et aux intérêts supposés qu’on lui prête, Karim est un homme simple. Si vous saviez… cet homme a une détestation profonde envers tout ce qui traduit de près ou de loin l’expression matérialisé du capitalisme. Il ne conduisait jamais sa Lambo, offrande majestueuse qu’il laissait en jouissance à son chauffeur à 12 points. Sans parler de sa générosité sans limite envers les jeunes filles défavorisées qui entraient nues dans sa chambre et qui rentraient habillées de la tête au pied.

Il vous reste 2% de batterie salivaire, un dernier mot ?

Je tenais à dire que ma condition de résidu salivaire m’a aussi permis de vivre quelques moments de grande qualité. Grâce à Karim, j’ai pu passer une nuit complète chez Rihanna. Logé en Duplex avec vue imprenable sur le lac, j’ai pu faire des rencontres époustouflantes au lounge, j’ai vu des jeunes postillons twerquer sur un fond gangsta rap. C’était magique. 

Rachid Tallaron fait glisser soigneusement Gilbert dans un récipient. Ce sont deux grands fans de Rihanna qui quittent la pelouse de Bernabeu.

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Peyo Couronnes

Footballeur amateur, amateur de foot mais surtout admirateur d'Anthony Bancarel. Je porte un maillot de Cantona, des baskets clignotantes LA Gear et un survet' Sergio Tacchini. Joueur de devoir, infatigable râtisseur, je laisse parfois traîner le pied. Pour vos œufs et autres pizzas, adressez-vous à mon avocat.