Chroniques

FC Buvette : notre sélection des footballeurs alcooliques !

Soigner son hygiène de vie, c’est important si on est mauvais. Mais quand on a vraiment du talent, on peut jouer au foot tout en bouffant des McDo tous les jours et picoler tous les soirs plus que de raison. La preuve avec la sélection de notre Dream Team du FC Buvette.

Onze des alcooliques

Aaron Flahavan : Une étoile filante. Voilà à quoi ressemble la carrière de ce gardien de but anglais. L’ancien portier du Portsmouth FC totalise 105 rencontres de Premier League entre 1996 et 2001. Il a beaucoup de talent et une longue carrière lui est promise.

Seulement, Aaron Flahavan a un problème. Il a tendance à piquer du nez et à faire des micro-siestes en plein match, comme en témoigne les images ci-dessous.

C’est intéressant, mais pourquoi garde-t-il les buts de notre sélection, me direz-vous ? Car, figurez-vous qu’Aaron Flahavan est décédé en 2001, à l’âge de 25 ans, dans un accident de voiture. Et non, il ne s’était pas endormi au volant, mais était complètement bourré. Avec un taux d’alcool 3 fois supérieur à la limite légale, il a perdu le contrôle de sa BMW coupée. Chapeau l’artiste.

Edmilson : Il a joué pour l’un des plus grands clubs du monde, le FC Barcelone, a côtoyé les meilleurs joueurs en sélection brésilienne après avoir passé 4 saisons à l’Olympique Lyonnais (OL). Mais son combat le plus difficile, Edmilson l’a mené loin des pelouses, contre sa dépendance à l’alcool.

Il en a parlé au cours de plusieurs entretiens. En voici des extraits, mais préparez-vous, ça chiale comme un Brésilien après une demi-finale de Coupe du Monde : « A l’âge de 11 ans, j’ai commencé à travailler avec mes parents et j’ai fait une expérience désagréable : j’ai commencé à boire ; Les week-ends je sortais avec mes copains et je rentrais à la maison, très tard la nuit, totalement saoul. »

Un vice dont Edmilson pense se débarrasser en se mariant avec le ballon rond. Faut dire qu’il a du talent, balle au pied. Mais, lorsqu’il devient professionnel à seulement 17 ans, en 1994, et qu’il signe au Sao Paulo FC, il retombe dans ses travers et se remet à boire.

Heureusement (enfin, à voir), certains de ses coéquipiers sont de fervents chrétiens pratiquants. Ils l’enrôlent et le conduisent régulièrement à l’église. C’est là, sous l’influence d’un prêtre évangéliste qu’Edmilson se radicalise. Non je déconne. En fait, il rencontre Dieu et arrête de picoler. Ensuite, il devient l’un des défenseurs les plus techniques de l’histoire du foot. Voilà tout.

Florian Marange : C’est certainement le joueur qui symbolise le mieux cette sélection. Pour Florian Marange, défenseur français passé par Le Havre, Nancy, Sochaux, Bastia ou encore Crystal Palace, le foot et le vin ne sont pas incompatibles. Bien au contraire !

Et le mec est légitime pour donner son avis au sujet de ce saint breuvage : il est né à Talence, tout près de Bordeaux, et a été formé aux Girondins où il a passé de nombreuses années. Autant le dire : il est tombé dans la marmite très tôt.

Un goût auquel il a tenté ensuite de convertir ses divers coéquipiers. Mais sans grand succès. On le sait, les footballeurs préfèrent la coke et les putes…

Florian, lui, est plus raffiné : « Je bois toujours avec modération et uniquement lors de repas entre amis ou au restaurant. (…) D’ailleurs, lors des déplacements de coupe d’Europe avec Bordeaux, nous avions toujours droit à un verre de vin la veille du match ». Apparemment, certains ont aussi caché quelques bouteilles…

Tony Adams : Son histoire est intimement liée à celle d’Arsenal dont il fut l’un des capitaines le plus emblématiques. Mais Tony Adams a une autre passion qu’il partage d’ailleurs avec pas mal de ses compatriotes britanniques : les pubs.

Très à l’aise sur les pelouses de Premier League, le défenseur a également su se montrer habille au comptoir. Si bien qu’il a même joué certains matchs ivre. Parmi ses autres faits d’arme, on trouve, pêle-mêle, l’allumage de fusées dans un restaurant et de multiples bagarres alcoolisées.

Pourtant un jour, Tony Adams a dit stop. Il a fermé les vannes et adhéré à une association de lutte contre l’alcoolisme puis il a écrit un livre pour partager son expérience car, c’est connu, les mecs bourrés aiment bien parler. A la suite de quoi, ses parents l’ont renié et le gouvernement britannique l’a déchu de sa nationalité.

Souleymane Diawara : « Je picole ». Ce n’est pas très pro, mais Souleymane Diawara assume. Il aime faire la fête, sortir avec ses potes, menacer des mecs et boire plus que de raison. Il le revendique même. En tout humilité : « Je suis un mec qui picole, picole, picole, et je fais partie des meilleurs défenseurs en France ».

Le défenseur central a vécu quelques mois de sobriété à Bordeaux, rendant fou Jean-Louis Gasset, l’entraîneur adjoint de Laurent Blanc : « Je veux que tu reprennes ta vie de bâtard, que tu sois celui qu’on a recruté ». Résultat : « Le jeudi, ça bouge à Bordeaux, c’est étudiant, je sors dans le resto de Lilian Laslandes. De la bonne cuisine, qui tient bien au corps, bonne ambiance, ça bouge, les femmes…… Je rentre à 2 heures, je dors, je suis K.O… Dimanche, on gagne 3-0, je marque ». Un joueur exemplaire.

Socrates : La légende raconte que quand ses coéquipiers du SC Corinthians s’abreuvaient dans des bidons d’eau, ceux utilisés par Socrates étaient remplis de Cachaça, alcool très apprécié au Brésil. Pour autant, vu le rendement du monsieur sur le terrain, personne ne s’en est jamais plaint. Et puis, il savait ce qu’il faisait puisque, comme son surnom « le Docteur », l’indique, Socrates était quand même titulaire d’un doctorat en médecine.

C’est à l’approche de sa mort que le milieu brésilien légendaire reconnaîtra son addiction à l’alcool. « Je buvais régulièrement. Un peu le matin, puis un peu à midi, puis un peu jusqu’au soir », avoue-t-il. Gérard Depardieu valide la posologie.

Et visiblement, Socrates l’appliquait même les jours de match puisque, selon certains, il avait pour coutume de boire un verre de whisky et d’allumer un gros cigare à la mi-temps.

Paul Gascoigne : Une sélection des footballeurs piliers de comptoir n’aurait aucun sens sans lui. Paul Gascoigne est un mythe. Si bien que sportif ou non, Breton ou Britannique, peu de gens sont capables de suivre le débit d’alcool du numéro 8 de Newcastle.

Au cours de sa carrière, il a fait plusieurs séjours en cure de désintoxication pour soigner sa dépendance éthylique. Mais, il a à chaque fois rechuté. Il est même brièvement passé par un hôpital psychiatrique.

Un jour, Paul Gascoigne disparaît pendant plusieurs jours. Certains le croient mort. Mais non, en fait, le meneur de jeu était simplement en train de cuver dans une ruelle après une beuverie d’anthologie.

Ancien international anglais
Interpellation d’un sac à vomi par un policier assisté d’un témoin.

Ronaldhino : Il est Brésilien. Les Brésiliens aiment faire la fête. Donc Ronaldhino est alcoolique. Outre le fait que 90minutes.fr est bien au-dessus du lot et le prouve en écrivant des syllogismes, parler d’alcool dans le football sans évoquer Ronaldhino serait un crime.

Pour Ronnie, l’équation est simple. Quand il signe dans un club, il passe par une première phase au cours de laquelle il éblouit tout le monde : supporters, staff et adversaires. Il sait qu’il est le meilleur et qu’en le montrant, il se met tout le monde dans la poche. Ce qui, par la suite, lui permet de faire n’importe quoi.

Deuxième phase pour Ronaldino : il fait plus amples connaissance avec ses collègues qui lui font découvrir les boites de nuit de la ville. Cela entraîne le déclenchement de la troisième phase, celle où le dribbleur au sourire d’équidé débarque régulièrement bourré aux entraînements et forge, club après club, sa légende. CQFD.

Sidney Govou : Il est notre fierté nationale. C’est le pote qu’on voudrait tous avoir. Un mec cool avec qui tu fais des foot le week-end et qui te paye des coups à boire après les matchs. Tout au long de sa carrière, Sidney Govou a fait ses preuves sur le terrain comme au comptoir.

A la grande époque lyonnaise, il formait un duo inséparable avec Sylvain Wiltord. Semaine après semaine, tous deux faisaient zooker les défenses adverses et enflammaient les dancefloor des clubs rhodaniens. Ils ont bien mérité leur surnom de « Whisky » et « Coca ».

Pour autant, Sidney Govou a toujours nié ce penchant pour le goulot. Ce qui ne l’a pas empêché d’être un jour contrôlé avec 2,6 grammes d’alcool dans le sang. De quoi lui permettre d’accéder au rang de capitaine de notre sélection de comptoir. Nous ne sommes pas rancuniers.

Lilian Laslandes : Tout Bordelais qui a connu les nuits festives de la Belle Endormie entre 1997 et 2001 puis de 2004 à 2007, est forcément tombé, au moins un soir sur Lilian Laslandes.

Le buteur rouquin, qui a fait les beaux jours des Girondins de Bordeaux avec qui il a notamment été champion en 1999 au côté d’un certain Sylvain Wiltord (coïncidence ?), est un bon vivant. Il l’a souvent prouvé en fréquentant assidûment les bistrots bordelais. Souvent les veilles de match à Lescure.

C’est donc tout naturellement qu’il a souhaité investir une partie de ses revenus de footballeur professionnel en prenant des parts dans plusieurs établissements réputés de la ville. C’est notamment le cas du Café Populaire, pas loin de la place de la Victoire. Tout un symbole.

George Best : En voilà un qui porte bien son nom (Best = meilleur, en anglais, pour nos lecteurs arabophones) ! Déjà parce que, sur le terrain, George était, de loin, le meilleur. Et qu’il dominait également l’ensemble de ses contemporains à la biture.

En la matière, c’est même un expert. Il a tout fait : matchs bourrés, interview à la limite du coma éthylique, conduite en état d’ivresse et même greffe du foie.

Sur ce dernier point, George Best a dû recevoir une transfusion sanguine de 20 litres réalisée en 10 heures. Ce qui le conduire à effectuer cette déclaration exceptionnelle, récoltant 3 millions de RT à l’époque sur Twitter : « Dix heures pour 40 pintes (une pinte = un demi-litre de bière, Ndlr), j’ai battu mon record de 20 minutes. »

Il a également déclaré : « J’ai claqué beaucoup d’argent dans l’alcool, les filles et les voitures. Le reste, je l’ai gaspillé. » Ou alors, sur son passage à Los Angeles : « J’avais une maison au bord de la mer. Mais pour aller à la plage, il fallait passer devant un bar. Je n’ai jamais vu la mer. » Quel talent !

Le banc de touche :

Joe Hart : Pour sa magnifique chanson interprétée, debout sur un bar entre deux verres, à quelques heures d’un rassemblement avec la sélection anglaise.

Luke McCormick : Le gardien de but champion toutes catégories pour avoir renversé et tué deux enfants en conduisant sa voiture bourré en octobre 2006. Il a pris 7 ans de prison.

Roy Keane : Tout simplement parce qu’il est irlandais et, comme il le dit lui-même, « quand on vit en Irlande, il y a toujours de l’alcool dans le coin. A chaque fois que j’y retourne, il y a deux ou trois jours de tourbillon. C’est ancré en nous. Quand on sort, il y a un truc là et là et là. Boire. C’est dans l’air ». Le problème avec les Irlandais, c’est qu’ils sont tous alcooliques.

Andy Carroll : Pour s’être fait virer d’un stage de l’équipe d’Angleterre des moins de 19 ans après avoir enfreint un couvre-feu, mais aussi pour être passé devant la justice après avoir lancé un verre au visage d’un homme en boîte de nuit. Entre autres.

Wayne Rooney : Après ses vacances d’été 2012, le prodige anglais est revenu à Manchester avec trois kilos en trop après avoir trop bu pendant ses congés.

Joey Barton : Parce qu’il a l’alcool mauvais. Ce qui l’a notamment conduit à éteindre un cigare dans l’oeil d’un jeune de l’équipe réserve de Manchester City lors d’une fête de Noël du club en 2004. En 2007, rebelotte, il fracasse un homme à coups de poings avant de casser les dents d’un autre lors d’une soirée arrosée à Liverpool.

Simone Inzaghi : Le frère de Pipo a connu une carrière moins faste. Mais les employés de la buvette du Stadio Olimpico gardent un souvenir ému de ses passages.

Matias Almeyda : L’Argentin a écrit un livre dans lequel il parle de ses problèmes de drogue et d’alcool. Il y révèle avoir bu plus de 5 litres de vin en un jour alors qu’il était encore footballeur professionnel.

James Tomkins : Après une défaite des Hammers à Manchester, il s’est pinté la gueule et a agressé un flic. Comparution immédiate : il plaide coupable et écope d’une amende de 4 500 euros.

Yann M’Vila : Pour son escapade festive dans une boite parisienne deux jours avant une rencontre de l’équipe de France espoirs programmée à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Ariel Artega : Pour avoir gâché sa carrière par amour de l’alcool. Et avoir frôlé la prison en Turquie…

Le coach :

Louis van Gaal : Tenir un discours complètement déchiré n’est jamais chose aisée. Vous le savez mieux que quiconque, chers lecteurs. Le Néerlandais a réalisé cette prouesse lors du gala de fin de saison 2014/2015 de Manchester United. Un discours endiablé version team building, un rappel pour la saxophoniste tel un maître de soirée assumé, et une baffe sur le crâne légèrement dégarni de son adjoint Ryan Giggs. Performance inoubliable.

 

Previous post

Le 90minutes Football Club analyse la 20ème journée de L1

Next post

Le 90minutes Football Club analyse la 21ème journée de L1

The Author

avatar

Peyo Couronnes

Footballeur amateur, amateur de foot mais surtout admirateur d'Anthony Bancarel. Je porte un maillot de Cantona, des baskets clignotantes LA Gear et un survet' Sergio Tacchini. Joueur de devoir, infatigable râtisseur, je laisse parfois traîner le pied. Pour vos œufs et autres pizzas, adressez-vous à mon avocat.